Stances à Marquise
Dimanche 6 mai 2012
Les « Stances à Marquise » sont de Pierre Corneille, mais dans la chanson « Marquise » de Georges Brassens, la 4° strophe est celle ajoutée par Tristan Bernard. Et Brassens se marre en chantant ça !
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Marquise si mon visage
A quelques traits un peu vieux
Souvenez-vous qu’à mon âge
Vous ne vaudrez guère mieux
Marquise si mon visage
A quelques traits un peu vieux
Souvenez-vous qu’à mon âge
Vous ne vaudrez guère mieux
Le temps aux plus belles choses
Se plait à faire un affront
Il saura faner vos roses
Comme il a ridé mon front
Le temps aux plus belles choses
Se plait à faire un affront
Il saura faner vos roses
Comme il a ridé mon front
Le même cours des planètes
Règle nos jours et nos nuits
On m’a vu ce que vous êtes
Vous serez ce que je suis
Le même cours des planètes
Règle nos jours et nos nuits
On m’a vu ce que vous êtes
Vous serez ce que je suis
Peut-être que je serai vieille
Répond Marquise cependant
J’ai vingt-six ans mon vieux Corneille
Et je t’emmerde en attendant
J’ai vingt-six ans mon vieux Corneille
Et je t’emmerde en attendant
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Tu vois mon amour, j’suis toujours aussi con
Dimanche 29 avril 2012
« 542 lunes et 7 jours environ » est un titre extrait de l’album « Chroniques bluesymentales » de Hubert-Félix Thiéfaine, sorti en 1990. Tout le talent de HFT est concentré ici. Un pur régal…
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La Terre est un MacDo recouvert de ketchup
Où l’homo cannibale fait des gloups et des beurps
Où les clowns en treillis font gémir la musique
Entre les staccatos des armes automatiques
J’y suis né d’une vidange de carter séminal
Dans le garage intime d’une fleur sentimentale
Quand j’ai ouvert les yeux la lumière vagabonde
Filait à 300.000 kilomètres à la seconde
J’ai failli me tirer mais j’ai fait bof areuh
J’suis qu’un intérimaire dans la continuité
De l’espèce, et coucou beuh !
542 lunes et 7 jours environ
Que je traîne ma carlingue dans ce siècle marron
542 lunes et 7 jours environ
Et tu vois mon amour j’suis toujours aussi con
Une fille dans chaque port et un porc qui sommeille
Dans chaque salaud qui rêve d’une crampette au soleil
Et les meufs ça couinait juteuses et parfumées
Dans le bleu carnaval des printemps cutanés
J’en ai connu des chaudes à la bouche animale
A g’nou dans les toilettes ou dans la sciure des stalles
Hélas pour mon malheur j’en ai connu des pires
Qui voulaient que j’leur cause en mourant d’un soupir
Et puis je t’ai connue mais j’vais pas trop charrier
Attendu que j’suis lâche et que ton flingue est chargé
Oh ma sweet yéyéyé sweet lady
542 lunes et 7 jours environ
Que je traîne ma carlingue dans ce siècle marron
542 lunes et 7 jours environ
Et tu vois mon amour j’suis toujours aussi con
La geisha funéraire s’tape des rassis crémeux
Chaque fois que j’raye un jour d’une croix sur mon pieu
Pourtant j’contrôle mes viandes, je surveille mes systoles
Et me tiens à l’écart des odeurs de formol
Mais un jour faut partir et finir aux enchères
Entre les gants stériles d’une soeur hospitalière
Et je me vois déjà guignol au p’tit matin
Traînant mon vieux flight-case dans le cimetière des chiens
Oh meine kleine Mutter mehr Licht !
542 lunes et 7 jours environ
Que je traîne ma carlingue dans ce siècle marron
542 lunes et 7 jours environ
Et tu vois mon amour j’suis toujours aussi con
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J’ai tué
Dimanche 29 avril 2012
Un autre extrait du « condamné à mort » : « J’ai tué ».
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L’interprétation audio est toujours extraite du spectacle
« Chanter Genet » de Hélène Martin.
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J’ai tué pour les yeux bleus d’un bel indifférent
Qui jamais ne comprit mon amour contenue
Dans sa gondole noire une amante inconnue
Belle comme un navire et morte en m’adorant
Toi quand tu seras prêt, en arme pour le crime
Masqué de cruauté, casqué de cheveux blonds
Sur la cadence folle et brève des violons
Égorge une rentière en amour pour ta frime
Apparaîtra sur terre un chevalier de fer
Impassible et cruel, visible malgré l’heure
Dans le geste imprécis d’une vieille qui pleure
Ne tremble pas surtout, devant son regard clair
Cette apparition vient du ciel redoutable
Des crimes de l’amour. Enfant des profondeurs
Il naîtra de son corps d’étonnantes splendeurs
Du foutre parfumé de sa queue adorable.
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Ce n’est pas ce matin que l’on me guillotine…
Dimanche 29 avril 2012
Si Jeanne Moreau et Etienne Daho ont magnifiquement chanté Genet, moi je reste fidèle à la version de Hélène Martin.
« Pardonnez-moi mon Dieu » est un extrait très connu du « condamné à mort », ce texte poétique superbe de Jean Genet (écrit aux alentours de 1942) où il sublime l’amour qu’il porte à un jeune assassin, Maurice Pilorge, locataire comme lui de la prison de Fresnes.
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Pardonnez-moi mon Dieu parce que j’ai péché
Les larmes de ma voix, ma fièvre, ma souffrance
Le mal de m’envoler du beau pays de France
N’est-ce assez Mon Seigneur pour aller me coucher
Trébuchant d’espérance.
Dans vos bras embaumés, dans vos châteaux de neige
Seigneur des lieux obcurs, je sais encore prier
C’est moi mon père, un jour, qui me suis écrié :
Gloire au plus haut du ciel, au dieu qui me protège
Hermès au tendre pied
Je demande à la mort la paix, les longs sommeils
Le chant des Séraphins, leurs parfums, leurs guirlandes
Les angelots de laine en chaudes houppelandes
Et j’espère des nuits sans lunes ni soleils
Sur d’immobiles landes.
Ce n’est pas ce matin que l’on me guillotine
Je peux dormir tranquille. A l’étage au dessus
Mon mignon paresseux, ma perle, mon jésus,
S’éveille. Il va cogner de sa dure bottine
A mon crane tondu.
Il paraît qu’à côté vit un épileptique
La prison dort debout au noir d’un chant des morts
Si des marins sur l’eau voient s’avancer les ports
Mes dormeurs vont s’enfuir vers une autre Amérique.
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– Extrait audio du spectacle « Chanter Genet » de Hélène Martin –
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Putain, ça penche
Jeudi 12 avril 2012
Petite visite de la ville de Troyes,
et ses maisons vétustes (mais bien rénovées) du 16 ème siècle.

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Une autre spécialité de la ville de Troyes (outre l’andouillette), ce sont ses magasins d’usines garantis « sans usines » ! Enfin si, les usines existent, mais à 10.000 km de là, dans la baie de Hangzhou probablement…
On y trouve toutes les marques, et du coup, par association d’idées, ça me fait penser à cette chanson de Souchon, « Putain ça penche », parue en 2005, sur son album « La vie Théodore » :
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Je reviens demain sur Terre
Dimanche 25 mars 2012
« Une vie moins ordinaire » (Les innocents – 1999)

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Hey ! les ambulances ont moins de sens
Dans la vie à laquelle on pense
Ivre et libre, longuement
Parler avec le vent
La menace est dans le temps
Aux erreurs boréales
Aux humeurs hivernales
Là, il faudrait bien quelques jonquilles
Une pensée qui nous écarquille
Rentrer un peu dans le champ
Les amoureux sur le banc
La menace est dans le sang
Et la santé mentale
Dans le sentimental
Fatal
Nous irons dans la forêt
Dessiner des coeurs à la craie
Mesurer notre chance
Retrouver nos absences
Étendus au pied d’un chêne
Sans savoir où ça nous mène
Tous ces cailloux qu’on sème
Et j’ai vu couler dans la rivière
Une vie moins ordinaire
Avec la lune à son bord
Et j’ai découché pour me déplaire
J’ai repeint mon univers
Sans tenir compte des accords
Des corps
Et je reviens demain sur Terre
Pour y régler cette affaire
Une vie moins ordinaire
Hey! les antilopes ou la défense
Quel antidote à nos offenses
Rouler, vivre lentement
Le sud encore plus grand
La menace est dans les rangs
Serrés, le national
Fait fureur, les mains sales
Banal
Nous, nous voudrions du zèle
Nous envoler parallèles
Aux tropiques se frotter
En travaillant siffloter
Flottant dans nos quarantaines
Sans savoir où ça nous mène
Mars ou Winston-Salem
Et j’ai pêché dans le désert
Une vie moins ordinaire
Prisonnière de mon sort
Et j’ai, j’ai survolé dans les airs
Les dédales où je me perds
Les pédales dans le décor
Confort
Et je reviens demain sur Terre
Pour y régler cette affaire
Une vie moins ordinaire
Et j’ai trouvé sous la poussière
Une vie moins passagère
Moins ordinaire
Et j’ai vu couler dans la rivière
Une vie moins ordinaire
Moins ordinaire
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Life is very short
Samedi 17 mars 2012
On ne peut pas non plus s’engueuler 24/24 quand même ! Faut bien dormir la nuit… Et surtout, n’oublie pas que tu as tort, et que j’ai raison :)
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« We Can Work It Out » est une chanson des Beatles de 1965 :
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Try to see it my way,
Do I have to keep on talking till I can’t go on ?
While you see it your way,
Run the risk of knowing that our love may soon be gone.
We can work it out, we can work it out.
Think of what you’re saying.
You can get it wrong and still you think that it’s all right.
Think of what I’m saying,
We can work it out and get it straight, or say good night.
We can work it out, we can work it out.
Life is very short, and there’s no time
For fussing and fighting, my friend.
I have always thought that it’s a crime,
So I will ask you once again.
Try to see it my way,
Only time will tell if I am right or I am wrong.
While you see it your way
There’s a chance that we might fall apart before too long.
We can work it out, we can work it out.
Life is very short, and there’s no time
For fussing and fighting, my friend.
I have always thought that it’s a crime,
So I will ask you once again.
Try to see it my way,
Only time will tell if I am right or I am wrong.
While you see it your way
There’s a chance that we might fall apart before too long.
We can work it out, we can work it out.
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Loreley
Dimanche 26 février 2012
Elle en aura inspiré du monde cette Loreleï.
Et fait chavirer des coeurs et des bateaux…

« Loreleï sébasto cha » est une chanson d’HFT,
extraite de son album « Soleil cherche futur » (1982).
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Mon blues a déjanté sur ton corps animal
Dans cette chambre où les nuits durent pas plus d’un quart d’heure
Juste après le péage assurer l’extra-balle
Et remettre à zéro l’aiguille sur le compteur
Ton blues a dérapé sur mon corps de chacal
Dans cet hôtel paumé aux murs glacés d’ennui
Et pendant que le lit croise l’aéropostale
Tu me dis reprends ton fric aujourd’hui c’est gratuit
Lorelei, Lorelei
Ne me lâche pas j’ai mon train qui déraille
Lorelei, Lorelei
Et je suis comme un cobaye qui a sniffé toute sa paille
Tu m’arraches mon armure dans un geste un peu lourd
En me disant reviens maintenant je te connais
Tu me rappelles mes amants rue barrée à Hambourg
Quand j’étais l’orpheline aux yeux de feux follet
Tu me rappelles mes amants perdus dans la tempête
Avec le coeur-naufrage au bout des bars de nuit
Et tu me dis reviens je suis ton jour de fête
Reviens jouir mon amour dans bouche-agonie
Lorelei, Lorelei
Ne me lâche pas j’ai mon train qui déraille
Lorelei, Lorelei
Et je suis comme un cobaye qui a sniffé toute sa paille
Le blues a dégrafé nos coeurs de cannibales
Dans ce drame un peu triste où meurent tous les Shakespeare
Le rouge de nos viandes sur le noir sidéral
Le rouge de nos désirs sur l’envers de nos cuirs
Et je te dis reviens maintenant c’est mon tour
De t’offrir le voyage pour les Galapagos
Et je te dis reviens on s’en va mon amour
Recoller du soleil sur nos ailes d’albatros
Lorelei, Lorelei
Ne me lâche pas j’ai mon train qui déraille
Lorelei, Lorelei
Et je suis comme un cobaye qui a sniffé toute sa paille
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— Sur scène —
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Crêpage de chignons
Lundi 20 février 2012
Voila enfin du spectacle intéressant : Un joli crêpage de chignons entre Marine Le Pen, Présidente du FN, et la journaliste sarkozienne Ruth Elkrief. Moi, je m’en fous, je n’aime ni l’une ni l’autre, mais c’est jouissif quand même !
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Tout le monde s’en fiche à l’unanimité…
Dimanche 19 février 2012
A peine 20 ans après la fin du conflit,
les plaies étaient encore béantes,
et il fallait vraiment oser écrire et chanter ça.
Et Brassens l’a fait !

« Les deux oncles » est une chanson de 1964,
de l’album « Les copains d’abord » :
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C’était l’oncle Martin, c’était l’oncle Gaston,
L’un aimait les Tommi’s, l’autre aimait les Teutons.
Chacun, pour ses amis, tous les deux ils sont morts.
Moi, qui n’aimais personne, eh bien ! je vis encore.
Maintenant, chers tontons, que les temps ont coulé,
Que vos veuves de guerre ont enfin convolé,
Que l’on a requinqué, dans le ciel de Verdun,
Les étoiles ternies du maréchal Pétain.
Maintenant que vos controverses se sont tues,
Qu’on s’est bien partagé les cordes des pendus,
Maintenant que John Bull nous boude, maintenant,
Que c’en est fini des querelles d’Allemand.
Que vos filles et vos fils vont, la main dans la main,
Faire l’amour ensemble et l’Europe de demain,
Qu’ils se soucient de vos batailles presque autant,
Que l’on se souciait des guerres de Cent Ans.
On peut vous l’avouer, maintenant, chers tontons,
Vous l’ami les Tommi’s, vous l’ami des Teutons,
Que, de vos vérités, vos contrevérités,
Tout le monde s’en fiche à l’unanimité.
De vos épurations, vos collaborations,
Vos abominations et vos désolations,
De vos plats de choucroute et vos tasses de thé,
Tout le monde s’en fiche à l’unanimité.
En dépit de ces souvenirs qu’on commémore,
Des flammes qu’on ranime aux monuments aux Morts,
Des vainqueurs, des vaincus, des autres et de vous,
Révérence parlée, tout le monde s’en fout.
La vie, comme dit l’autre, a repris tous ses droits.
Elles ne font plus beaucoup d’ombre, vos deux croix,
Et, petit à petit, vous voilà devenus,
L’Arc de triomphe en moins, des soldats inconnus.
Maintenant, j’en suis sûr, chers malheureux tontons,
Vous, l’ami des Tommi’s, vous, l’ami des Teutons,
Si vous aviez vécu, si vous étiez ici,
C’est vous qui chanteriez la chanson que voici.
Chanteriez, en trinquant ensemble à vos santés,
Qu’il est fou de perdre la vie pour des idées,
Des idées comme ça, qui viennent et qui font
Trois petits tours, trois petits morts, et puis s’en vont.
Qu’aucune idée sur terre est digne d’un trépas,
Qu’il faut laisser ce rôle à ceux qui n’en ont pas,
Que prendre, sur-le-champ, l’ennemi comme il vient,
C’est de la bouillie pour les chats et pour les chiens.
Qu’au lieu de mettre en joue quelque vague ennemi,
Mieux vaut attendre un peu qu’on le change en ami,
Mieux vaut tourner sept fois sa crosse dans la main,
Mieux vaut toujours remettre une salve à demain.
Que les seuls généraux qu’on doit suivre aux talons,
Ce sont les généraux des petits soldats de plomb.
Ainsi, chanteriez-vous tous les deux en suivant
Malbrough qui va-t’en guerre au pays des enfants.
Ô vous, qui prenez aujourd’hui la clé des cieux,
Vous, les heureux coquins qui, ce soir, verrez Dieu,
Quand vous rencontrerez mes deux oncles, là-bas,
Offrez-leur de ma part ces « Ne m’oubliez pas »,
Ces deux myosotis fleuris dans mon jardin :
Un petit « forget me not » pour mon oncle Martin,
Un petit « vergiss mein nicht » pour mon oncle Gaston,
Pauvre ami des Tommi’s, pauvre ami des Teutons…
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